CLIP - Soan revient le 06 mai avec Retourné Vivre, son nouvel album très attendu. Retourné Vivre est à la fois urgent, révolté, tendre, mordant et vivant. C'est un disque décomplexé, libéré de toute contrainte et qui délimite le vaste territoire de chasse de ce fauve indompté. Soan ne chante pas pour passer le temps, mais pour comprendre, ressentir, ouvrir les yeux, sauver sa peau. On découvre le nouvel album avec le clip de Colocation.
Bien sûr, il y a cette image d'enfant du désordre qui lui colle aux basques. Inutile de s'épancher ou de dresser l'inventaire des débordements, excès et provocations passés. Soan s'est en chargé de lui-même. Il sait qu'il a parfois dépassé les bornes, usé de postures nuisant à la visibilité de sa musique. Constat de sa part donc, sans concession et couperet. Déclic animé par un ardent instinct de survie. Quitter Paris sonne alors comme une urgence. Il faut s'échapper des tentations artificielles, d'une frénésie destructrice, d'une attirance pour les ruines. « Je me suis rendu compte beaucoup trop tard que ce n'était pas une ville pour moi. Il y a tout ce qu'il faut pour je parte en vrille. Je n'avais plus de gueule, j'étais en train de me détruire. Après ma dernière tournée, je n'arrivais plus du tout à me ressourcer, je me suis enfin barré ». Il trouve point de chute à Narbonne. L'échappée belle se prolonge toujours. Elle risque de s'inscrire dans la longueur. Là-bas, ce n'est plus l'éprouvante bataille du papillon et du néon.
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Le cahier des charges de Soan est désormais simple : ne rien s'interdire, aller là où le coeur le mène. « L'intention était de faire de la musique comme si j'avais quatorze ans, sans me poser de questions sur le style et les arrangements. Le troisième album Sens interdits était mauvais. Je me suis fait malmener par mon entourage du moment qui voulait quelque chose de pop. Comme je l'avais déjà fait galérer sur le précédent et que je n'étais pas agréable à vivre, je me suis laissé convaincre ». Boosté par des élans d'écriture, Soan accumule de la matière. Il s'en va chercher ailleurs l'espace vital qu'une industrie du disque avait tendance à lui refuser. Vingt-sept titres sur la ligne du départ, seize finalement à l'arrivée.
« Tu l'as-vu, l'entends-tu, l'attentat qu'est venu/Pour te faire voir le monde/C'est admettant et plus/Qu'en admettant perdu/ C'est l'histoire à la ronde. »






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